Description du projet
et des Intentions de l'équipe I
:lauréate.
Ouest Aménagement
PREAMBULE
Au regard des enjeux du programme et la grande sensibilité des milieux naturels concernés, il nous a paru indispensable de nous rendre sur le site des Salines pour rencontrer les différents acteurs et appréhender toutes les contraintes et potentialités liées au projet.
Le parcours du terrain nous à permis de mesurer les dysfonctionnements du site et d'évaluer son état de dégradation ; il a été complété par une mission aérienne qui rend possible à la fois une approche globale des espaces et la découverte de multiples détails dans l'occupation du sol.
Nous avons apprécié la grande qualité et la diversité des paysages au sein même de l'aire d'étude (mornes, mangroves, plages, côtes rocheuses, étang, forêt littorale, Savane des Pétrifications), où l'on passe en quelques mètres d'une zone humide à une zone désertique : il s'agit là d'un des atouts majeurs des Salines.
La frange littorale avec ses cocotiers est très emblématique, et fait rêver. Nous avons été surpris par la surfréquentation de la plage des Salines, alors que l'Anse Meunier et la Petite anse des Salines, toutes proches, sont quasi-désertes (janvier 2002) ; elles présentent un caractère sauvage d'une grande beauté. La raison est simple : la difficulté des accès.
Les mornes boisés forment de majestueux arrières plans aux espaces littoraux, et sont d'une richesse écologique et paysagère de premier ordre : ces tableaux représentent un axe de composition fondamental de notre projet.
1 -PRESENTATION DU PROJET
Notre projet prend évidemment en compte le programme du concours, mais également des convictions nées de nos multiples et fructueux contacts sur place et de nos observations de terrain : ainsi notre parti d'aménagement propose quelques suggestions tout à fait cohérentes avec la philosophie du projet.
Aménagements liés à la circulation automobile et aux stationnements
Ces aménagements représentent la principale mesure de protection du littoral des Salines.
Nous proposons :
Sur le site du Val d'Or:
Aménagement d'un rond-point paysager ayant une forte identité marquant ce grand carrefour des pôles touristiques que sont les Salines, l'Anse Trabaud, le Bourg de Sainte-Anne et la Pointe du Marin. Ce rond-point identifiera clairement ces sites ainsi que le site du Val d'Or, point de départ vers les plages.
Aménagement d'un pôle d'embarquement pour les cars et navettes avec aubettes, sanitaires.
Aménagement de stationnements pour les cars et navettes ainsi qu'un hall d'entretien et de stockage de matériel.
Aménagement d'un pôle de services à proximité du pôle d'embarquement (boissons, produits locaux, location de vélos, information, ...
Sur la route départementale n° 9 :
Elargissement de la voie pour permettre le croisement des cars.
Création d'une piste mixte bidirectionnelle piétons-cycles dans le prolongement de celle qui existe entre le bourg de Sainte-Anne et le Val d'Or.
A l'arrivée aux Salines (dernière ligne droite), la route propose un caractère majestueux (alignement de cocotiers et de flamboyants pour éviter le stationnement sauvage) pour marquer l'entrée du site.
Une haie sera plantée en pied de talus de part et d'autre de la route.
- Sur le site des Salines :
La R.D. 9 débouche sur une place d'accueil piétonne (mixité des flux en zone 30 km/h) très conviviale où les cars, navettes et voitures débarquent leurs passagers,
Constitué d'un enrobé clair et de potelets, limitant les espaces de dépose d'usagers, la place devient l'espace d'articulation de l'ensemble du site.
A l'entrée sur cette place les voitures ont accès à la voie de desserte arrière vers les petites unités de stationnement.
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Autour de cette place, des petits bâtiments sont aménagés (accueil, information, sanitaires~ ... ). Le parc vélo et un petit parking pour les commerçants et le personnel de service a été aménagé à côté.
Deux parcs vélos-motos sont installés face au local d'information pour une meilleure surveillance.
En arrière de la forêt littorale, à partir de la place d'accueil, une voie de desserte de 5,5 mètres de large, bordée de 2 fossés, dessert les petites clairières de stationnement et les chemins d'accès aux pôles de service. Seuls les véhicules des commerçants pourront accéder sur ces chemins sablés (bornes à l'entrée) pour rejoindre leurs boutiques. Ces véhicules ne pourront en aucun cas rejoindre le chemin actuel de la forêt domaniale qui devient exclusivement piétonne.
Les petites unités de stationnement ombragées, d'environ 25 places chacune, sont regroupées généralement par 4 autour des chemins d'accès à la plage et aux pôles de service. La répartition de ces aires de stationnement s'est faite en fonction des capacités d'accueil de la plage des salines. Ces chemins d'une largeur de 3 m sont orientés perpendiculairement à la plage, et invitent autant à la découverte de la mer que des paysages arrières littoraux: les mornes deviennent aussi des axes de composition du paysage.
La voie de desserte et les stationnements sont «posés» sur la prairie existante en raison de la nature du sol (à ce sujet, voir le site Internet du B.R.G.M.) et de la nappe toute proche.
Enfin, la fermeture de ce matériau se fait avec du sable de carrière et un bi-couche saturé en petits gravillons de 0 1 à 2 mm. Un géotextile est posé sur le soi, et recueillera un remblai de matériau de roche volcanique sur 40 cm d'épaisseur.
Toutes les eaux de ruissellement des parkings et de la voie sont collectées dans des fossés et rejetées dans les lagunes dont la forme rappelle les salines.
Les stationnements des campings sont compris à l'intérieur de leurs périmètres propres.
Au sud de la plage des Salines, la nouvelle route de desserte rejoint l'ancien chemin. La qualité de ce chemin est améliorée (remblaiement et compactage d'un matériau 0/31,5 cm sur environ 10 cm d'épaisseur avec 1 pente en travers d'au moins 2 % à partir de l'axe central) pour écouler l'eau, mais sa largeur est ramenée à 4 m. Les cuvettes béton existantes (profondes) seront conservées afin de ralentir les véhicules. Les stationnements sont reportés de l'autre côté du chemin le long de l'anse à Prune.
Le sentier actuel, situé le long de la plage des Salines est restauré mais est fermé à la circulation sauf pour les véhicules de service (O.N.F., secours).
Les abords de la nouvelle voie de desserte et des parkings sont plantés afin que ces stationnements apparaissent comme de petites clairières dans ce nouvel espace boisé, extension de l'actuelle forêt domaniale vers une dédensification vers le paysage des Mornes.
Pour améliorer le dispositif de répartition des flux touristiques, il paraît indispensable d'améliorer l'accès à l'Anse Meunier qui dispose d'une très belle plage. Pour éviter toute dégradation, ce chemin devra être traité en bicouche saturé de gravillons très fins (pour des raisons esthétiques). L'accès piétons et cycles à la Petite Anse des Salines pourra se faire par la nouvelle voie de desserte des Salines réalisée parallèlement à la forêt littorale.
Mise en valeur des ruines du Val d'Or
Mise en valeur et conservation des ruines du Moulin (cannes à sucre) par une mise en lumière de ces ruines et par la réalisation d'une exposition (une dizaine de panneaux) sur la fabrication du sucre, depuis la culture de la canne, jusqu'à sa commercialisation.
Ces panneaux seront disposés sur le mur circulaire à l'intérieur du moulin où se dégage une certaine intimité.
A travers ces panneaux d'information, insisteront évidemment sur le rôle particulier de ce moulin. De produits dérivés de la canne (rhum, sucre de canne... ) pourraient y être vendus ... et pourquoi pas du Sel de SainteAnne.
Les figuiers qui ont envahi le mur peuvent être conservés et restaurés.
Protection et mise en valeur des sites arrière-littoraux :
Afin de protéger et de mettre en valeur les sites arrière-littoraux, nous proposons
> D'aménager le sentier des Caps (existant) avec une signalétique adaptée et de nouveaux panneaux d'information, en remaniant les passages difficiles (ex. : ancien pont de pierre de l'Anse Meunier), et, d'une façon générale, en bornant mieux l'ensemble des sentiers. Par exemple, dans la Savane des Pétrifications des plantations (telles que les cactus) peuvent renforcer les limites des sentiers pour éviter toute dégradation des milieux voisins. Dans les secteurs caillouteux, des petits tas de cailloux peuvent servir de borne de repérage, tel que nous l'avons déjà réalisé par exemple sur la côte sauvage à Quiberon en Bretagne.
> De restaurer l'ancienne saline telle qu'elle existait jusque dans les années 60.
Arrachage de toute la végétation.
Création de fossés pour collecter les eaux douces.
Terrassement des oeillets et bassins de réchauffement de l'eau (c.f. cadastre).
Restauration du vannage en béton situé entre les Salines et le Pont (entrée de l'eau de mer).
Mise en place d'un pompage en eau de mer.
> De créer une zone aquacole à l'amont des Salines.
A l'amont des Salines près de la route, des plans d'eau de faibles profondeurs pourraient être créés pour profiter du pompage d'eau salée dans le but d'y développer une ferme aquacole (dans l'esprit de ce qui est pratiqué dans les marais salants de Guérande).
De créer un sentier de découverte en complément du sentier littoral existant, permettant :
Une exploration de la mangrove; cheminement en bois à travers les Palétuviers. Un circuit barque pourra aussi être étudié
Une initiation à la flore et la faune sauvage.
Une randonnée au Petit Morne situé au sud des anciens marais salants avec la création de sentiers « montagnards » à travers le boisement et d'un observatoire en son sommet, balayant le littoral, la Mangrove, le marais salant, les autres mornes, ... ).
Une flânerie pédagogique dans les marais salants et les zones aquacoles. Le processus de cristallisation du sel pourra être expliqué aux visiteurs ainsi que le fonctionnement de la saline. Le sel pourra être vendu en direct du producteur au consommateur.
Une excursion à La Savane des Pétrifications : à l'entrée de ce site un panneau expliquera aux visiteurs le phénomène du bois pétrifié ainsi que la richesse naturelle de ce site (géologie, paysage, faune et flore). L'association, A.M.E.I.P.A.S. pourrait organiser les visites guidées.
Mesures visant à protéger la qualité des eaux :
> Récolte des eaux de ruissellement issues des parkings et des routes et stockage temporaire en bassin de rétention (aspect de petite saline) jouant le rôle de lagune d'épuration.
> Traitement de toutes les eaux usées produites sur le site. Chaque sanitaire (existant et futurs) et chaque pôle de service disposera d'un assainissement autonome (tertre d'infiltration séparé de la nappe phréatique par une géomembrane). Les eaux issues des douches seront dirigées vers les assainissements autonomes.
> Concernant la pollution d'origine agricole, il serait souhaitable (facilement réalisable) de faire un fossé en bordure de ces zones pour collecter les eaux chargées en polluant (nitrates, pesticides, ... ) et les stocker temporairement dans des bassins de dépollution situés à l'amont de l'étang des salines et des marais.
Le fond toujours humide de ce bassin sera planté de plantes au pouvoir dénitrificateur (ex. Jacinthe d'eau et le Roucou).
Ces bassins seront suffisamment grands pour servir d'épandage en cas de pluviométrie violente. En effet lors des fortes pluies, le sol cultivé est érodé et les particules fines du sol sont entraînées vers les marais et le plan d'eau.
Cet aménagement permettrait de diminuer la turbidité et la sédimentation du plan d'eau et des marais.
Protection des plages contre l'érosion marine :
L'érosion marine peut être freinée en prenant des mesures simples sur les zones touchées.
> Revégétalisation du haut de plage et mise en défens pour interdire le surpiétinement.
> Mise en place de matelas gabions végétalisés dans les zones des plus atteintes par exemple au sud de la plage des Salines près du futur ponton en bordure du chemin. Les matelas-gabions sont des cages métalliques plastifiées d'environ 30 cm d'épaisseur et de largeur variable dans lesquelles ont été mis des cailloux. Les vides entre les cailloux sont ensuite remplis de sable, puis plantés d'herbacées aux racines traçantes dans ce sable. Cet équipement est à la fois robuste, efficace et esthétique (les herbacées recouvrent les cailloux).
Ponctuellement la pose de petites ganivelles d'une hauteur de 50 cm et (petites clôtures de lattes de bois utilisées pour retenir le sable sur les dunes) ou du bois tressé pourra piéger le sable.
On évitera la mise en place d'enrochements et d'épis qui ont un impact paysager trop fort.
L'organisation des pôles de service
Les pôles de service s'insèrent discrètement dans les paysages entre les clairières de parkings et l'axe piéton majeur.
Le parti d'aménagement affirme la volonté de répartition de petites unités dans le site. Une trame tisse un réseau de cheminements contextuels. Un pôle de service est implanté tous les 200 mètres (unité de « déplacement acceptable » pour le piéton touriste !), une traversée du cordon dunaire (tous les 100 mètres), la reconfiguration de l'ancienne voie automobile en axe piéton majeur parallèle à la plage. Le paysage est bi-face. Les axes définis tous les 200 mètres participent à une nouvelle lecture du paysage : la mer bien sûr, mais aussi les mornes, les espaces arrières-littoraux. Les axes des pôles traités en sablé organisent en « grappe » l'ensemble des activités (ces axes sont considérés comme voies de services pour les livraisons des commerçants ou l'entretien).
Depuis les parkings automobiles, on y trouve successivement des abris-containers, des abris-stockage (pour animations, évènements, ... ). L'ensemble est traité en panneaux de bois, à clins.
En limite de la forêt domaniale, un large platelage bois borde l'axe et forme des îlots d'activités. Chaque équipement s'apparente à une « émergence » du platelage: continuité des lames en ventelles, du calepinage des modules. Ce petit « village » reçoit: cabines de plages, téléphones, sanitaires, auvents pour étals, petits commerces et espaces de restauration le long de l'axe piéton avec vues sur la plage.
Un caillebotis bois prolonge l'axe vers la plage sous les cocotiers ; à proximité des tables de pique nique.
Dans le principe de réversibilité des aménagements, l'ensemble du bâtis est traité en filière sèche : fondation sur pieux bois dimensionnés suivant les nécessités du sol, sabot ou platine métallique galvanisée, platelage de bois local, structure primaire en bois (module de 1,50 m par 3 mètres de hauteur), remplissage en principe de ventelles plus ou moins serrées suivant les volontés de ventilation et d'occultation.
Les toitures sont constituées soit de bacs secs ou de bâches (pour les étals). Ces derniers sont les seuls éléments de couleurs. Bacs et bâches colorés assurent repérage des éléments construits dans la forêt et identification des fonctions (1 couleur par fonction). Les répartitions discontinues des îlots d'activités produit un jeu ponctué de couleurs à travers la forêt sans perturber une intégration douce des éléments construits en bois.
Hygiène, salubrité et sécurité
Quatre blocs sanitaires et douches seront construits en plus de ceux existants, ainsi que deux blocs pour le camping nature. Rappelons que toutes les eaux usées seront traités par des assainissements autonomes.
Le plan d'eau de la plage des Salines sera balisé (ligne de bouées) pour offrir une baignade sécurisée. La zone d'accès au littoral pour les bateaux et tous les loisirs nautiques est réservée aux abords du ponton et de la Pointe des Salines.
La baignade sera surveillée (P.C. de surveillance et poste de secours).
D'autre part, les visiteurs, accéderont directement sur des espaces piétonniers totalement sécurisés.
Pour assurer la propreté du site de nombreuses poubelles seront disposées le long des sentiers ainsi que des conteneurs aux endroits stratégiques.
Mesures visant à protéger la qualité des eaux :
> Récolte des eaux de ruissellement issues des parkings et des routes et stockage temporaire en bassin de rétention (aspect de petite saline) jouant le rôle de lagune d'épuration.
> Traitement de toutes les eaux usées produites sur le site. Chaque sanitaire (existant et futurs) et chaque pôle de service disposera d'un assainissement autonome (tertre d'infiltration séparé de la nappe phréatique par une géomembrane). Les eaux issues des douches seront dirigées vers les assainissements autonomes.
Concernant la pollution d'origine agricole, il serait souhaitable (facilement réalisable) de faire un fossé en bordure de ces zones pour collecter les eaux chargées en polluant (nitrates, pesticides, ... ) et les stocker temporairement dans des bassins de dépollution situés à l'amont de l'étang des salines et des marais.
Le fond toujours humide de ce bassin sera planté de plantes au pouvoir dénitrificateur (ex. Jacinthe d'eau et le Roucou).
Ces bassins seront suffisamment grands pour servir d'épandage en cas de pluviométrie violente. En effet lors des fortes pluies, le sol cultivé est érodé et les particules fines du sol sont entraînées vers les marais et le plan d'eau.
Cet aménagement permettrait de diminuer la turbidité et la sédimentation du plan d'eau et des marais.
Protection des plages contre l'érosion marine :
L'érosion marine peut être freinée en prenant des mesures simples sur les zones touchées.
> Revégétalisation du haut de plage et mise en défens pour interdire le surpiétinement.
> Mise en place de matelas gabions végétalisés dans les zones des plus atteintes par exemple au sud de la plage des Salines près du futur ponton en bordure du chemin. Les matelas-gabions sont des cages métalliques plastifiées d'environ 30 cm d'épaisseur et de largeur variable dans lesquelles ont été mis des cailloux. Les vides entre les cailloux sont ensuite remplis de sable, puis plantés d'herbacées aux racines traçantes dans ce sable. Cet équipement est à la fois robuste, efficace et esthétique (les herbacées recouvrent les cailloux).
Ponctuellement la pose de petites ganivelles d'une hauteur de 50 cm et (petites clôtures de lattes de bois utilisées pour retenir le sable sur les dunes) ou du bois tressé pourra piéger le sable.
On évitera la mise en place d'enrochements et d'épis qui ont un impact paysager trop fort.
> Animation du site, informations :
La principale animation du site est bien sûr la plage, d'autant plus que celle des Salines sera équipée d'aires de jeux telle que le Beach Volley, jeu de boules. Un local de rangement des transats a été prévu dans chaque pôle de service.
Des aires de pique nique (tables et poubelles), aménagés à mi-chemin entre les pôles de service, seront reliées à la plage par des petits sentiers réalisés en mulsh (bois broyé).
L'AMEPAS, l'association qui anime déjà le site pourrait organiser les visites guidées (guides natures) à la demijournée sur le parcours de découverte.
Ce parcours serpentant dans la Mangrove, le Morne, les marais salants, la zone aquacole, La Savane des Pétrifications) constituera un support pédagogique complétés d'observatoires (informations sur le milieu naturel).
La place d'accueil sera éclairée et pourra être le théâtre de manifestations nocturnes (bals, ... ).
Des panneaux d'information seront posés dans un petit bâtiment à l'entrée du site, ces panneaux traiteront
du plan général du site (accès, parkings, plages, ... ) et des équipements des circuits piétons et vélos du sentier pédagogique; des paysages; des richesses écologiques.
Transport maritime
Un ponton est prévu près de la Pointe des Salines (zone calme protégées par la Pointe Rocheuse), sa structure sera réalisée en béton armé recouvert d'un platelage bois.
Il permettra des liaisons maritimes avec le bourg de Sainte Anne. Ce type de transport participe à la diminution du nombre de voitures sur les Salines et donc à la protection de ce site.
Nous proposons de réaliser un autre ponton à l'Anse Meunier en raison de son caractère sauvage et des ses bonnes capacités d'accueil du public (grande plage), d'autant que l'Anse Meunier est située sur le parcours bourg de Saint Anne -Salines.
Un petit mouillage est prévu près du ponton de la Pointe des Salines.
Orientations pour la réhabilitation végétale du secteur des Salines
On retient l'orientation fondamentale du programme qui préconise une remise en état du milieu pour reconstituer la zone littorale, en respectant le profil-type de la végétation naturelle et en l'étendant en profondeur, tout en renforçant l'arrière-plage.
Les zones replantées en arrière-plage et dans les environs du boisement sec littoral seront protégées des piétinements (clotures pour mise en défens) au moins dans un premier temps, et accompagnées de panneaux d'information.
Les espèces suivantes seront replantées séquentiellement de la plage vers l'intérieur (cf. profil-type ci-joint)
En front (haut de plage, lisière du boisement) : plantes basses et rampantes : patate bord-de-mer (Ipomaea pes-capreae) ; pois bord-de-mer (Canavallia maritima) ; Sporobolus virginicus.
Ces espèces ne seront pas introduites en ligne continue, mais en massifs plus ou moins distants, destinés à reproduire l'effet irrégulier d'une lisière naturelle. Ces espèces, par ailleurs, en absence de surfréquentation, se disséminent naturellement.
On peut également, quoique ce ne soit pas très original, planter quelques cocotiers çà et là, cet arbre répondant davantage à un souci de reproduire l'image mythique de la plage des îles tropicales qu'à reconstituer l'écosystème.
Dans la forêt dunaire, pour étoffer le boisement : (avec, au besoin, griffage ou décompactage, à examiner au coup par coup) : raisinier (Cocoluba uvifera) ; catalpa (Thespesia populnea) ; poirier-pays (Tabebuia pallida) ; bois de campêche (Haematoxylon campechianum).
Dans les endroits les moins denses, des réintroductions seront pratiquées : arbustes de type: Erithalis, Solanum, et herbacées comme Eragrostis, Egletes, ... même si la forêt sèche d'origine n'en présente pas partout.
Dans les bas-fonds entre les aires de stationnement (extension du boisement) : on ne peut garantir la reprise d'espèces inadaptées au sel dans la mesure où ces zones humides sont influencées par les eaux saumâtres en provenance de la mangrove toute proche, et localement sursalées. On introduira donc
palétuvier gris (Conocarpus erectus) ; palétuvier noir (Avicennia nitida).
Autour et entre les emplacements de stationnement, on plantera des bandes ou bosquets de gommier rouge (Bursera simaruba), et de bois de campêche (Haematoxylon campechianum).
Dans les noues de lagunage en arrière : songe (var. pl.) (Colocasia esculenta) ; éventuellement jacinthe d'eau (Eichornia crassipes), mais sous réserve de validation par le Comité scientifique du PNR (cette espèce pouvant présenter des risques de prolifération si le milieu n'est pas assez salé).
Par ailleurs, les plantations plus décoratives de l'accès et de la place d'accueil seront néanmoins intégrées en continuité avec le manteau végétal local :
place : poirier-pays (Tabebuia pallida) ; avec en plates-bandes entre et autour des arbres : patate bord-demer (Ipomaea pes-capreae) conférant ainsi au lieu un aspect naturel et annonçant la flore sauvage littorale dans laquelle le visiteur est amené à s'intégrer.
accès, plus artificiel et créant un effet de perspective : alignement de cocotiers (Cocos nucifera) et de flamboyants (Delonix regia).